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Le post-traitement, une partie du travail de photographe

Faire de la photo c’est super pour diverses raisons : on rencontre des personnes différentes presque chaque jour, on partage du bonheur autour de nous… Mais être photographe c’est aussi passer une grande partie de son temps devant un ordinateur à faire du post-traitement. En fait, le post-traitement c’est souvent la même chose. C’est un rituel bien rodé qu’on peut apparenter à de la routine.

1 – Première étape du post-traitement : importer les photos depuis la carte mémoire

Pendant longtemps j’ai utilisé un lecteur de carte très ancien et je me suis rendue compte qu’il en existait des nouveaux qui permettaient aux photos de s’importer beaucoup plus rapidement ! Quel soulagement quand je vois que désormais des milliers de photos ne mettent que quelques minutes à arriver sur mon ordinateur contre des heures avant… Un gain de temps énorme sur cette étape de post-traitement !

D’ailleurs, plutôt que de les transférer sur mon ordinateur, je les mets sur un NAS. C’est un boitier qui contient deux disques durs jumeaux. Tout ce qui arrive sur un disque se copie automatiquement sur l’autre. Cela fait partie de mon système de sauvegarde de pointe. Cette année j’en ai racheté un car je n’avais plus de place sur le premier. Ils font des NAS avec une très grosse capacité maintenant. Je vais pouvoir le garder environ 5 ans.

2 – Faire le tri : une fois, deux fois, trois fois…

Quand on pense à photographe, le premier logiciel qui nous vient en tête c’est Photoshop. En fait, c’est une erreur car l’une des premières étapes du post-traitement consiste à utiliser un logiciel de tri.

Vous vous doutez bien que le tri sur des milliers de photos pourrait bien prendre une journée entière. Grâce à mon logiciel Photomechanic, le premier tri se fait en quelques minutes !

Ensuite, je refais un tri dans Lightroom qui est le logiciel de développement des images le plus populaire auprès des photographes. Il permet de  faire des retouches globales sur plusieurs images. Le traitement est donc plus rapide que si on devait faire une à une. Ca ne veut pas dire qu’il ne faut pas ajuster chaque image par la suite mais il permet de donner la touche du photographe en un coup.

Quand j’ai fait ce deuxième tri, je commence à retoucher les photos et je me rends compte que certaines photos sont moins mises en valeur par la retouche ou simplement qu’elle ressemble trop à une autre donc je fais un troisième tri.

Pour une séance photo, je retiens en général 50 à 100 photos sur 300 à 500 prises. J’élimine tous les doublons et les photos moins intéressantes.

3- Retoucher les photos

A cette étape, j’ai toutes mes photos triées sur lightroom et j’ai appliqué mon « filtre » basique partout. Il va corriger les très hautes lumières, les ombres, le contraste. Toutefois, je vais quand même devoir repasser sur chaque photo afin d’harmoniser le tout pour que le rendu soit cohérent.

Pour ce faire, j’ajuste la luminosité, j’ajoute de la lumière là où il en manque. Par exemple, j’aime bien que le visage des personnes soit bien éclairé, même s’il est dans l’ombre à la base. Je vais donc pouvoir ratrapper ça à ce moment. Il m’arrive aussi de mettre des photos en noir et blanc. J’ai créé plusieurs filtres pour faire un beau noir et blanc mais il est toujours nécessaire d’ajuster en fonction de l’image. Le rendu n’est effectivement jamais le même d’une photo à l’autre.

La retouche va me permettre de garder un travail cohérent sur la durée car lorsqu’on est photographe professionnel, on doit toujours faire en sorte que le client sache à quoi s’attendre. L’erreur que font beaucoup de débutant c’est d’essayer plein de retouches différentes. Au final, le client ne connaît pas le style auquel il peut s’attendre sur les photos et donc il se tournera vers un photographe dont le style est constant.

4- Dernière étape du post-traitement : exporter les photos et les envoyer au client

Lorsque j’ai fini toutes mes retouches, la dernière phase du post-traitement est d’exporter mes photos en haute définition. Cela signifie dans la taille la plus grande du fichier avec une qualité de 100%. Je ne compresse pas les photos à cette étape car je veux que mes clients puissent les imprimer en grand format.

Lors de cette étape, il est important de choisir des noms de fichier qui soient facile à retrouver dans le temps. Personnellement, j’utilise toujours le même format : annéemoisjour-type-prénom-nom. A titre d’exemple, ce format donnera « 210210-portrait-charlotte-sabah ». Ensuite, je prends le temps de bien ranger les fichiers par ordre dans des dossiers séparés. Je trouve que c’est très important de bien s’organiser pour être efficace au travail.

Au tout début, je me contentais d’envoyer les photos par email à mes clients. Mais maintenant je montre les photos sur une galerie privée en ligne. Les photos sont protégées par une signature en transparence au milieu, ce qui permet au client de bien voir la photo tout en la protégeant du téléchargement. Ils font leur choix selon le nombre de photos comprises dans leur formule puis je débloque les photos choisies. Ils ont ensuite la possibilité d’acheter des photos supplémentaires.

Découvrez l’envers du décor sur instagram @axianephotographe

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